Pénalisation des sites djihadistes

Banc Public n° 267 , Avril 2018 , Catherine VAN NYPELSEER



Dans la récente affaire du djihadiste assassin du Super U en France, lors de laquelle un gendarme qui s'était proposé pour prendre la place d'une otage a été blessé mortellement par le terroriste, on a appris que ce dernier était fiché "S" notamment pour avoir consulté des sites internet djihadistes.

 

On peut se poser la question de savoir si une telle consultation ne devrait pas être sanctionnée pénalement, sur le modèle de la consultation de sites internet pédophiles.

De nombreux terroristes ont d'abord été de petits délinquants; une condamnation avec sursis révocable en cas de consultation de sites djihadistes pourrait avoir un effet dissuasif.

 

L'idée serait de mettre un "stop" avant que les jeunes gens fragilisés par leur éducation dans une autre culture et le racisme ambiant ne soient hypnotisés par la propagande très habile de ces sites. Si leur entourage était mis au courant de leur possible dérive quand il en est encore temps, on peut penser que de nombreuses personnes interviendraient pour éviter de perdre un proche dans une action suicide, sans compter la honte et la peine qu'ils ressentent en sus pour les victimes innocentes de l'acte de celui-ci.

 

La sanction ne devrait pas être une peine de prison, dont on sait combien elle est un vivier pour la propagande terroriste, mais des travaux d'intérêt général ou un suivi psychologique.

Catherine VAN NYPELSEER

     
 

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